Dernièrement, en parcourant les réseaux sociaux, je lisais des opinions suite à un questionnement d’un parent se demandant s’il était mieux de dire ou ne pas dire aux amis de nos enfants autistes, qu’ils sont autistes.

Les commentaires étaient partagés.

« Le dire c’est de nuire à votre enfant » pouvait-on lire.

« Le dire c’est aider à faire connaitre la différence » répondait une autre personne.

 

Il n’y a pas de doute, la question est importante et la réponse l’est encore plus.

Pour répondre à la question, il faut comprendre d’entrée de jeu que l’autisme, mais aussi la différence en générale, font de plus en plus parler. De plus en plus de médias parlent de différence, mais aussi de respect, d’ouverture, de compréhension. Si à une certaine époque nous cachions les gens différents, il ne fait pas de doute que nous sommes loin de cette réalité en 2017.

 

Pour faire connaitre et respecter la différence, il faut des gens informés. L’ignorance nuit gravement à l’épanouissement des autistes et à la connaissance des gens « non-autistes ».

L’autisme n’est pas une excuse, mais une explication à divers comportements. Lorsqu’une personne comprend la différence, il ne la questionne pas, il la respecte.

Tandis que lorsqu’une personne a devant lui une personne qui agit différemment, sans explication, le jugement vient beaucoup plus souvent.  Il en va de même pour les enfants.

Lorsqu’une personne ne comprend pas la différence, lorsqu’une personne n’arrive pas à identifier ce quelque chose d’unique, il est parfois difficile de passer à un autre niveau. À l’opposé, lorsqu’un  enfant est au fait de l’autisme de son camarade, il ne se questionne plus, il comprend. Il s’ouvre et respecte l’autre tout en étant conscientisé à la différence.

 

Si, en tant que société, en tant que parents, nous souhaitons faire accepter la différence il ne faut surtout pas la cacher. Il faut en parler, sensibiliser les gens et l’expliquer. De cette façon nous sommes certains d’avancer!

Amélie Bastien
Autisme, la boîte à outils