Il peut être parfois difficile pour une personne souffrante de communiquer sa douleur.
Que la personne soit non-verbale, autiste, ou déficiente, il est important de pouvoir reconnaitre certains signes et d’être en mesure de se montrer présent et rassurant. Voici quelques conseils;

 

Comment reconnaitre la douleur;

  • Signes vocaux gémissement, cris, pleurs
  • Expressions du visage ne sourit pas, sourcils froncés, regard différent
  • Signes physiques sueurs, larme, souffle court,
  • Changement de teint (teint pâle, rougeurs, enflure)
  • Agitation / Agressivité
  • Refus d’être touché ou désir plus grand de l’être
  • Trouble du sommeil
  • Perte d’appétit / Appétit perturbé
  • Position particulière dû à la douleur (bras, jambe, tronc,..)
  • Accélération de la respiration
  • Perte d’intérêt

 

 

Comment accompagner la personne dans la douleur;

 

-Accompagnement physique

Utiliser le toucher, le regard et le non-verbal pour accompagner la personne et lui démontrer que nous sommes présents et compréhensifs. Il est important de démontrer une attitude calme et posée.

 

-Accompagnement verbal

Expliquer dans un langage simple ce que nous ferons comme manipulation et soins. On peut également le mimer sur soi-même, sur une peluche ou sur un dessin.

 

-Accompagnement visuel

Offrir un support visuel à l’aide de pictogrammes, photos ou dessins.
Utiliser des vidéos ou des livres pour expliquer les soins à apporter, la visite à l’hôpital, le vaccin etc,

 

Faire identifier la douleur à la personne souffrante;

 

  • Utiliser des échelles de la douleur et un dessin de corps humain pour demander à l’enfant d’identifier sa douleur.
  • Utiliser des mots clairs «pas mal du tout» «très très mal» «gros bobo» «petit bobo»
  • Éviter d’utiliser les mots «triste» «heureux» «pas content»

Pour vous aider, voici des images offertes par le site hoptoys.fr ;

 

 

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Vous trouverez ici un document « pdf » d’un corps humain :  Schéma pour identifier douleur

 

Vous pouvez également utiliser des jetons, expliquer à la personne que chaque jeton représente de la douleur et lui demander de prendre autant de jetons qu’elle a de douleur.

 

 

Il arrive que la personne souffrante expose un sourire à la vue de la personne qui en prend soins. Il ne faut pas prendre cela comme un bien-être, mais comme une reconnaissance. Un enfant qui devient très calme n’est pas signe de disparition de la douleur.

Demeurez vigilants et alertes. En cas de doute, il vaut toujours mieux consulter. En tant que parents, fiez-vous à votre instinct, il ment rarement!